Tout sur la santé du Bouvier Bernois
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Lire la suiteTout sur la race Bouvier Bernois
Un grand chien de ferme suisse, tricolore et calme, qui aboie peu et suit sa famille de pièce en pièce. Le tempérament ne pose presque jamais de problème. La durée, si : le bouvier bernois vit nettement moins longtemps que la plupart des races, et c'est le premier point à regarder avant d'en adopter un.
Six points à peser avant de se décider, y compris ceux dont les annonces d'élevage parlent peu.
Une à deux heures de marche par jour lui suffisent : il n'a rien d'un coureur de fond et se pose volontiers dès qu'on le laisse faire. Pendant sa croissance, qui dure près de deux ans, évitez les escaliers répétés et les longues sorties, ses articulations se construisent lentement.
Poil long et double, avec un sous-poil qui tombe par plaques au printemps et à l'automne. Deux à trois brossages sérieux par semaine, quotidiens en période de mue, sinon les nœuds s'installent derrière les oreilles et à l'arrière des cuisses. Vous vivrez avec des poils partout, c'est le contrat.
Sa fourrure a été faite pour les hivers de l'Oberland bernois, pas pour un été de plaine. Dès que la température monte, il halète, s'immobilise et refuse d'avancer. Sortez tôt le matin et le soir, laissez-lui un coin frais et de l'ombre, et ne le tondez pas pour autant.
Doux, patient avec les enfants, il aboie peu et n'a aucun instinct de prédation. C'est aussi un chien collant, qui vous suit d'une pièce à l'autre et supporte mal les journées entières seul. Il est fait pour un foyer présent.
Le point noir de la race. Les cancers, l'histiocytose maligne en tête, la dysplasie de la hanche et du coude et la torsion d'estomac y reviennent plus souvent qu'ailleurs. Chez l'éleveur, demandez les radios officielles des deux parents et l'âge auquel sont morts les grands-parents.
Il prévient, il ne défend pas. Son gabarit et sa voix grave font hésiter un inconnu, mais il accueille plutôt bien les visiteurs et n'a pas le tempérament d'un chien de protection. Si c'est un gardien que vous cherchez, cherchez une autre race.
Des bouviers bernois adultes cherchent une famille, souvent après un déménagement ou des frais vétérinaires devenus trop lourds. Sur une race qui vit peu, prendre un chien de trois ou quatre ans revient à accepter une histoire encore plus courte, en échange d'un caractère déjà lisible et d'une croissance passée sans dégâts.
Le pedigree ne dit rien de la santé. Réclamez les radios officielles de hanches et de coudes des deux parents, l'âge et la cause du décès des grands-parents, et voyez la mère avec sa portée. Un éleveur qui esquive la question de la longévité vous a déjà répondu.
Alimentation, caractère, santé, espérance de vie : les questions que se posent le plus souvent les maîtres de bouvier bernois.
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Lire la suiteLe bouvier bernois vient des fermes du canton de Berne, autour de la vallée de la Dürrbach, près de Riggisberg. On l'appelait le Dürrbächler, du nom du hameau. Il tirait les chariots de lait et de fromage, gardait la cour et conduisait le bétail : trois métiers qui expliquent son gabarit, son calme et son absence d'agressivité.
Au début du XXe siècle, le géologue et cynologue Albert Heim s'emploie à sauver ces chiens de ferme devenus rares. Le premier club suisse naît en 1907, et le nom de Berner Sennenhund s'impose peu après. La race est l'un des quatre bouviers suisses, et le seul à porter le poil long.
Un mâle mesure 64 à 70 cm au garrot, une femelle 58 à 66 cm, pour un poids qui va de 36 à 50 kg selon le sexe et la lignée. Le corps est un peu plus long que haut, compact, bâti pour la traction bien plus que pour la course.
La robe est tricolore et son dessin est codifié : fond noir de jais, marques feu au-dessus des yeux, aux joues, sur le poitrail et les membres, blanc en liste sur le chanfrein, en croix sur la poitrine, au bout de la queue et sur les pieds. Le poil est long, droit ou légèrement ondulé, doublé d'un sous-poil épais.
Calme, affectueux, sans agressivité ni instinct de chasse, il cohabite sans histoire avec les enfants et les autres animaux de la maison. Le revers tient en un mot : il colle. Laissé seul toute la journée de façon régulière, ce chien s'éteint, réclame ou détruit, et aucun jardin ne compense une maison vide.
Sa mémoire est bonne et il cherche à faire plaisir, ce qui rend l'apprentissage rapide. Sa sensibilité est le vrai sujet : un ton dur ou une correction physique ne le rendent pas obéissant, ils le rendent méfiant, et la confiance perdue se regagne lentement. Récompense, régularité, séances courtes.
Le travail à faire tôt porte moins sur l'obéissance que sur le gabarit. Un chiot de vingt kilos qui saute pour dire bonjour amuse tout le monde, le même à quarante-cinq kilos renverse une personne âgée.
La campagne et la montagne lui vont mieux que la ville, sans que l'appartement soit rédhibitoire si les sorties suivent. L'été reste sa vraie contrainte : un logement qui monte en température et n'offre aucun coin frais ne convient pas à un chien qui porte ce pelage toute l'année.
Sept à dix ans, et beaucoup de bouviers bernois partent avant la fin de cette fourchette. C'est l'une des espérances de vie les plus courtes parmi les races reconnues, et c'est le point que personne ne devrait découvrir après l'adoption. Le cancer en est la première cause, l'histiocytose maligne en particulier, une tumeur à laquelle la race est prédisposée plus que toute autre.
Aucune méthode ne rallonge de façon démontrée la vie d'un bouvier bernois. Un poids tenu, une alimentation adaptée à sa taille et un suivi vétérinaire annuel, puis rapproché à partir de cinq ou six ans, servent surtout à prendre les ennuis tôt. Adopter cette race revient à accepter d'avance une belle histoire courte.
La dysplasie de la hanche et du coude est fréquente sur les grands formats et se dépiste par radiographie officielle chez les reproducteurs. La dilatation-torsion de l'estomac est l'urgence absolue de la race : servez deux repas par jour plutôt qu'un seul, dans un endroit calme, et laissez passer deux heures avant l'exercice.
Le reste tient à la surveillance. Une boiterie qui traîne, une masse sous la peau, un amaigrissement, une fatigue inhabituelle : sur ce chien, ces signes se montrent au vétérinaire sans attendre, parce que les tumeurs y évoluent vite.
Brossage deux à trois fois par semaine, tous les jours pendant les mues de printemps et d'automne. Les nœuds se forment derrière les oreilles, sous les aisselles et à l'arrière des cuisses. Ne le tondez pas : le sous-poil l'isole de la chaleur autant que du froid, et il repousse mal après la tonte.
Contrôlez chaque semaine les oreilles, tombantes et peu ventilées, les griffes une fois par mois et les dents régulièrement. Prévoyez aussi un budget à la mesure du chien : sur un animal de quarante-cinq kilos, l'alimentation, les antiparasitaires et les anesthésies se dosent au poids, et la facture suit.